Des probiotiques efficaces pour le syndrome du côlon irritable : découvrez les meilleurs
Leila WehrhahnMis à jour :Les choses les plus importantes en bref
Le syndrome du côlon irritable est lié à un déséquilibre du microbiote, notamment un manque de bifidobactéries, lactobacilles et E. coli non pathogènes. Des probiotiques ciblés, seuls ou en combinaison, peuvent soutenir la flore intestinale et la muqueuse. Pour les symptômes, Ecotest recommande Buscopan®, Carmenthin® et Chiana®. En cas de diarrhée, IMODIUM® peut être utilisé, ainsi que des solutions naturelles comme l’huile de menthe poivrée, le curcuma, la myrrhe, la camomille ou les graines de lin. Un avis médical reste indispensable.
L'intestin joue un rôle clé dans notre corps et influence de nombreux aspects de notre bien-être général, comme la digestion, le métabolisme et même l'humeur. Un trouble courant qui affecte l'intestin est le syndrome du côlon irritable (SCI), également appelé syndrome de l’intestin irritable. Il existe différentes approches pour mieux gérer les inconforts liés à ce syndrome, et les probiotiques suscitent un intérêt croissant.
Dans cet article, nous allons nous pencher de plus près sur le sujet : quels probiotiques pour le syndrome du côlon irritable ? Nous verrons quelles souches sont les plus étudiées, quelles bactéries semblent manquer le plus souvent chez les personnes concernées, et quelles autres pistes naturelles sont explorées pour accompagner le quotidien des personnes présentant un SCI.
Quels souches bactériennes probiotiques se sont avérées bénéfiques pour le syndrome du côlon irritable?
Des travaux de recherche ont observé que certaines souches de bactériennes probiotiques ont un effet positif sur le confort intestinal chez les personnes présentant un syndrome du côlon irritable (1). Cela inclut principalement les bifidobactéries (par exemple Bifidobacterium longum, Bifidobacterium infantis) et les lactobacilles (par exemple Lactobacillus plantarum, Lactobacillus rhamnosus), mais également certaines souches d’E. coli non pathogènes et d’Enterococcus faecalis.
Les chercheurs s’intéressent notamment à la façon dont ces bactéries :
- contribuent à l’équilibre de la flore intestinale,
- interagissent avec la barrière intestinale et le mucus,
- influencent la production de gaz et de métabolites (comme les acides gras à chaîne courte),
- et participent à la communication entre intestin et système nerveux entérique (2).
Une combinaison de plusieurs souches bactériennes probiotiques, parfois associée à des fibres prébiotiques, fait également l’objet d’études. Certains compléments « multi-souches » sont ainsi conçus pour apporter une diversité bactérienne plus large, ce qui pourrait être intéressant dans le contexte du SCI, en fonction du profil individuel.
Certaines souches de bifidobactéries, de lactobacilles et d’E. coli non pathogènes font l’objet de recherches pour leur intérêt potentiel sur le confort intestinal dans le syndrome du côlon irritable.
Quelles bactéries intestinales manquent pour le syndrome du côlon irritable?
Il est notable que les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable présentent souvent un déséquilibre du microbiote intestinal, parfois appelé dysbiose. Des études suggèrent, par exemple, une moindre abondance de bactéries lactiques protectrices ainsi que d'espèces qui nourrissent la muqueuse intestinale ou d'importantes bactéries impliquées dans la modulation du système immunitaire intestinal, telles que certaines souches d’E. coli non pathogènes (3).
Les chercheurs observent également des différences entre les formes du SCI (avec diarrhée dominante, constipation dominante ou forme mixte). Dans certains cas, on retrouve :
- une diversité bactérienne globale réduite,
- moins de bactéries productrices d’acides gras à chaîne courte (comme le butyrate),
- et des variations dans les proportions d’Bacteroides, de Firmicutes ou d’autres genres bactériens.
Ces constats ont conduit à un intérêt grandissant pour des probiotiques ciblés visant à soutenir la présence de certaines espèces bénéfiques, mais aussi pour l’alimentation (fibres, aliments fermentés) qui nourrit ce microbiote.
Chez les personnes présentant un SCI, on observe souvent une dysbiose avec une moindre présence de bactéries lactiques et de microbes nourrissant la muqueuse intestinale.

Probiotiques
Comment bien choisir ses probiotiques pour le SCI ?
Au-delà des souches elles-mêmes, plusieurs critères sont pris en compte par les spécialistes lorsqu’il s’agit de choisir un probiotique dans le contexte du syndrome du côlon irritable :
- Souches clairement identifiées (genre, espèce et parfois numéro de souche), afin de pouvoir se référer à la littérature scientifique.
- Dosage exprimé en UFC (unités formant colonies), adapté à l’objectif d’utilisation et à la durée de la prise.
- Formule stable, protégée de la chaleur et de l’humidité pour préserver la viabilité des bactéries jusqu’à la date de péremption.
- Profil personnel : type de SCI (diarrhée dominante, constipation dominante ou forme mixte), sensibilité individuelle et alimentation.
Les études actuelles suggèrent que l’effet des probiotiques peut être très individuel. Certaines personnes ressentent un meilleur confort intestinal avec une souche précise, tandis que d’autres répondent davantage à une combinaison de souches. C’est pourquoi de nombreux experts recommandent de se faire accompagner par un professionnel de santé pour cibler au mieux la stratégie probiotiques et la durée de prise (4).
Le choix d’un probiotique pour le SCI repose sur les souches, le dosage, la qualité de la formule et le profil individuel, idéalement avec l’avis d’un professionnel de santé.
Quel est le meilleur remède pour le syndrome du côlon irritable?
Buscopan® avec butylscopolamine, Carmenthin® avec de l'huile de menthe poivrée et de carvi, et Chiana® avec de l'huile de menthe poivrée en capsules ont reçu la meilleure note « très bien » d'Ecotest pour les remèdes évalués dans le cadre du syndrome du côlon irritable. Selon les rapports de tests, ces préparations ont montré une utilité intéressante pour la gestion des inconforts intestinaux étudiés (5).
Cependant, il est important de souligner que la réponse à ces produits peut varier d’une personne à l’autre. Ce qui est apprécié par certains peut être moins adapté à d’autres, en fonction du type de symptômes (ballonnements, spasmes, alternance diarrhée–constipation, etc.). De plus, ces produits ne remplacent pas un diagnostic médical, qui reste essentiel lorsque les troubles sont persistants, intenses ou inhabituels.
Dans la pratique, de nombreux plans d’accompagnement combinent :
- une adaptation de l’alimentation (par exemple régime pauvre en FODMAP, ajustement des fibres),
- une réflexion autour du stress et du sommeil,
- et, lorsque c’est pertinent, des produits comme les antispasmodiques ou les huiles essentielles encapsulées, sous supervision médicale.
Qu'est-ce qui aide vraiment contre la diarrhée associée au syndrome du côlon irritable?
En plus des médicaments, des substances naturelles telles que l'huile de menthe poivrée, le curcuma, la myrrhe ou la camomille font l’objet de recherches pour leur intérêt potentiel dans le cadre de la diarrhée associée au syndrome du côlon irritable (6). Certaines études suggèrent, par exemple, que des combinaisons de plantes pourraient soutenir la fonction digestive et le confort intestinal.
En cas de diarrhée sévère, les graines de lin ou d’autres sources de fibres solubles sont parfois utilisées pour aider à lier l'excès d'eau dans l'intestin et contribuer à la consistance des selles. Ici encore, il s’agit d’un accompagnement potentiel, qui doit être adapté au profil de chaque personne, notamment chez celles qui ont déjà un transit très rapide ou des pathologies digestives sous-jacentes.
En parallèle, les professionnels de santé recommandent souvent :
- de maintenir une bonne hydratation,
- d’adapter l’alimentation (aliments faciles à digérer, attention aux irritants),
- de surveiller l’évolution des symptômes et de consulter rapidement si des signes d’alerte apparaissent (fièvre, sang dans les selles, amaigrissement involontaire, etc.).
Menthe poivrée, curcuma, myrrhe, camomille et fibres comme les graines de lin sont étudiés pour accompagner la gestion de la diarrhée liée au SCI, toujours avec un suivi adapté.
Quels médicaments pour le syndrome du côlon irritable avec diarrhée?
Les comprimés orodispersibles IMODIUM® peuvent être pris en cas de diarrhée aiguë associée au syndrome du côlon irritable, selon la notice et sous contrôle médical. Ils se dissolvent rapidement sur la langue et peuvent donc être pris sans eau, ce qui les rend pratiques en déplacement.
Les professionnels de santé insistent néanmoins sur le fait qu’il s’agit de solutions ponctuelles, ne remplaçant pas une prise en charge globale du syndrome du côlon irritable. L’objectif est généralement de soulager les épisodes aigus tout en travaillant, à plus long terme, sur :
- l’équilibre du microbiote (alimentation, probiotiques, hygiène de vie),
- la gestion du stress et des émotions, qui peuvent influencer le « cerveau intestinal »,
- et l’identification des facteurs déclenchants personnels (certains aliments, rythme de vie, etc.).
Autres approches complémentaires pour le SCI
Outre les probiotiques, les plantes et les médicaments, d’autres pistes sont explorées pour accompagner les personnes vivant avec un syndrome du côlon irritable :
- Alimentation personnalisée : certains protocoles, comme le régime pauvre en FODMAP, sont étudiés pour leur impact sur les symptômes. Ils doivent être mis en place avec un professionnel (7).
- Gestion du stress : techniques de relaxation, méditation, yoga ou hypnose peuvent contribuer au confort digestif chez certaines personnes, en agissant sur l’axe intestin-cerveau.
- Activité physique régulière : une activité modérée et régulière est souvent associée à un meilleur transit et à une meilleure perception du bien-être général.
Ces approches ne remplacent pas un avis médical, mais peuvent s’intégrer dans une stratégie globale, construite pas à pas avec l’aide de professionnels de santé.
Le SCI bénéficie souvent d’une approche globale combinant alimentation, gestion du stress, activité physique, probiotiques et, si nécessaire, médicaments adaptés.
Pensées de clôture
En résumé, il existe une variété de probiotiques et de solutions complémentaires qui peuvent être intégrés dans une stratégie globale pour mieux vivre avec le syndrome du côlon irritable. La science dans ce domaine en est encore à ses débuts, mais les découvertes actuelles montrent un intérêt croissant pour le rôle du microbiote, de l’alimentation et de certaines plantes dans le confort intestinal (1,2,6).
Chaque personne étant différente, l’accompagnement doit être personnalisé. Pour trouver la combinaison la plus adaptée à votre situation spécifique (type de SCI, mode de vie, alimentation, traitements en cours), il est toujours recommandé de consulter un médecin, un gastro-entérologue ou un conseiller en santé qualifié. Ils pourront vous aider à choisir des probiotiques appropriés, à ajuster votre hygiène de vie et à écarter d’éventuelles causes organiques à vos symptômes.
Références
- Irritable bowel syndrome and probiotics – Ford AC et al. – Gastroenterology – https://www.gastrojournal.org/
- Probiotics and gut-brain axis in IBS – Ohland CL, Macnaughton WK – Journal of Clinical Gastroenterology – https://journals.lww.com/jcge/
- Alterations in intestinal microbiota in irritable bowel syndrome – Simrén M et al. – Nature Reviews Gastroenterology & Hepatology – https://www.nature.com/
- Guidelines on probiotics in gastrointestinal disorders – World Gastroenterology Organisation – https://www.worldgastroenterology.org/
- Comparative effectiveness of antispasmodics and peppermint oil in IBS – Khanna R et al. – BMJ Open Gastroenterology – https://bmjopengastro.bmj.com/
- Herbal medicinal products for irritable bowel syndrome – Madisch A et al. – Phytomedicine – https://www.sciencedirect.com/
- Dietary interventions for irritable bowel syndrome – Staudacher HM, Whelan K – Clinical Nutrition – https://www.clinicalnutritionjournal.com/

