Rhodiola et humeur : ce que les études révèlent sur l’anxiété et la dépression

Leila WehrhahnMis à jour :

Points clés en bref :

Rhodiola rosea est autorisée dans l’UE en tant que médicament traditionnel à base de plantes pour le soulagement temporaire des symptômes liés au stress, tels que la fatigue. Elle n’est pas destinée au traitement de l’anxiété ou de la dépression. Les résultats de recherche sont mitigés ; dans un petit essai randomisé contrôlé, la rhodiola ne s’est pas révélée plus efficace qu’un placebo. Les données disponibles concernant l’anxiété demeurent encore préliminaires. Son utilisation est généralement recommandée à court terme uniquement, chez l’adulte, avec des doses quotidiennes couramment utilisées allant de 144 à 400 mg. Si les symptômes persistent, il est conseillé de demander un avis médical.

Pourquoi la rhodiola n’est pas une solution rapide pour l’humeur ou la santé mentale

« À base de plantes » ne signifie ni inoffensif, ni traitement prouvé contre l’anxiété ou la dépression. Pour les personnes intéressées par la longévité, les biomarqueurs et les compléments, il vaut la peine de rester ouvert d’esprit – mais aussi réaliste.

La rhodiola montre quelques signaux préliminaires pour l’humeur et le stress, mais les données restent limitées et mitigées. Elle est autorisée en Europe pour la fatigue liée au stress, et non pour des troubles de l’humeur ou de l’anxiété diagnostiqués.

🔍 En résumé

La rhodiola n’est pas un antidépresseur ou un traitement de l’anxiété dont l’efficacité a été démontrée. Si vous en utilisez, faites-le avec prudence, sur une courte durée et avec des attentes réalistes.

Notions de base sur la rhodiola : ce que c’est et comment elle est autorisée en Europe

Rhodiola rosea, communément appelée orpin rose (ou racine dorée), est la racine d’une plante arctique-alpine de la famille des Crassulacées. Ses principaux constituants bioactifs seraient les rosavines (par exemple rosavine, rosine) et le salidroside.

Dans l’UE, l’EMA classe la rhodiola comme médicament traditionnel à base de plantes utilisé pour le soulagement temporaire des symptômes de stress tels que la fatigue et la faiblesse. Elle est :

  • Non autorisée pour le traitement des troubles anxieux ou de la dépression
  • Destinée uniquement aux adultes
  • Un médicament qui doit faire l’objet d’un avis médical si les symptômes persistent au-delà de deux semaines

Les doses quotidiennes typiques dans les préparations autorisées se situent entre 144 et 400 mg/jour, en 1 à 2 prises. Les détails figurent dans la monographie de l’EMA.

La rhodiola est souvent décrite comme un adaptogène – un terme utilisé pour des substances susceptibles d’aider l’organisme à s’ajuster au stress, en influençant potentiellement l’axe HHS (hypothalamo–hypophyso–surrénalien) et les « chaperons de stress » cellulaires tels que Hsp70. C’est un concept biologique intéressant, mais cela ne prouve pas que la rhodiola a des effets cliniques significatifs sur l’humeur dans la vie réelle. Pour une vue d’ensemble scientifique, voir cette revue sur les adaptogènes.

🔍 En résumé

En Europe, la rhodiola est autorisée comme médicament traditionnel pour les symptômes liés au stress. « Adaptogène » est une étiquette théorique – pas la preuve qu’elle traite l’anxiété ou la dépression.

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Panorama des données : ce que suggèrent les études actuelles

  • Dépression : Dans un essai randomisé contrôlé par placebo de 12 semaines (n=57) chez des adultes souffrant de dépression majeure, la sertraline a entraîné la plus grande amélioration des scores de dépression. La rhodiola n’était pas supérieure au placebo dans l’ensemble, mais elle était mieux tolérée que la sertraline. Mao 2015.
  • Anxiété : Une étude randomisée de 14 jours chez des personnes présentant des symptômes d’anxiété légère (2×200 mg/jour) a rapporté une amélioration des scores de stress et d’anxiété – mais il n’y avait pas de groupe placebo. Une étude pilote ouverte dans le trouble anxieux généralisé (TAG, n=10) a également observé une réduction des scores d’anxiété, là encore sans groupe contrôle. Cropley 2015, Bystritsky 2008.
  • Stress et fatigue : Les résultats sont mitigés. Certaines études suggèrent de possibles effets antifatigue ; toutefois, un essai randomisé contrôlé de bonne qualité chez des étudiantes en soins infirmiers a montré qu’au bout de 42 jours, le placebo faisait mieux que la rhodiola sur la fatigue. ECR chez des étudiantes en soins infirmiers.
  • Revues systématiques : Les revues évoquent d’éventuelles améliorations dans la dépression ou l’anxiété légères, mais soulignent que la taille des échantillons est réduite et le risque de biais élevé. Des essais de meilleure qualité sont nécessaires. Revue systématique (2020).

Rhodiola et dépression : ce que montre réellement l’essai clinique principal

L’essai publié en 2015 dans Phytomedicine est souvent cité dans les discussions sur la rhodiola et la dépression. Il comparait :

  • Un extrait standardisé de rhodiola
  • La sertraline (un antidépresseur ISRS)
  • Un placebo

Sur 12 semaines, des adultes présentant un épisode dépressif majeur léger à modéré ont été randomisés dans l’un de ces trois groupes. Les critères principaux incluaient des échelles standard de dépression (HAM‑D, BDI, CGI).

Résultats :

  • Les trois groupes se sont améliorés au fil du temps.
  • Il n’y avait aucune différence statistiquement significative entre les groupes.
  • Numériquement, la modification moyenne du score HAM‑D était :
    • Sertraline : −8,2
    • Rhodiola : −5,1
    • Placebo : −4,6
  • Les effets indésirables étaient plus fréquents avec la sertraline (63 %) qu’avec la rhodiola (30 %) ou le placebo (17 %).

Comment interpréter ces données :

  • La rhodiola montre au mieux des signaux modestes et aucun avantage net par rapport au placebo.
  • La sertraline apporte l’amélioration la plus importante mais avec davantage d’effets secondaires.
  • L’étude est de petite taille, elle ne permet pas d’exclure des effets plus modestes – mais elle ne soutient pas la rhodiola comme traitement antidépresseur robuste.

En pratique, la rhodiola ne devrait pas être utilisée comme option de première intention dans la dépression. Lorsqu’elle est envisagée, cela devrait rester :

  • Uniquement dans des symptômes plus légers
  • Avec une supervision médicale
  • En complément, et non à la place, de soins fondés sur les preuves (psychothérapie et/ou antidépresseurs lorsque cela est approprié)

Détails de l’essai randomisé.

🔍 En résumé

Dans la dépression, la rhodiola n’a pas fait mieux que le placebo dans un petit essai. La sertraline a apporté une meilleure amélioration en moyenne, mais avec davantage d’effets secondaires.

Rhodiola et anxiété : quelle est la solidité des preuves ?

Deux petites études sont souvent évoquées à propos de l’anxiété :

1. Anxiété légère et stress (Cropley 2015)

  • Des adultes présentant des symptômes d’anxiété légère ont pris 2×200 mg/jour de rhodiola pendant 14 jours.
  • L’étude comparait la rhodiola à l’absence de traitement, et non à un placebo.
  • Les participants du groupe rhodiola ont rapporté une amélioration subjective du stress et de l’anxiété.
  • En l’absence de groupe placebo et compte tenu de la brièveté de l’étude, il est difficile de distinguer l’effet de la rhodiola de l’évolution naturelle des symptômes ou de l’effet d’attente.

2. Trouble anxieux généralisé (Bystritsky 2008)

  • Étude pilote ouverte chez des personnes souffrant de TAG (n=10).
  • Les participants ont pris environ 340 mg/jour de rhodiola pendant 10 semaines.
  • Les scores d’anxiété (HARS) ont diminué et la tolérance était jugée acceptable.
  • Sans groupe contrôle, ces résultats restent très provisoires.

Étude randomisée sans placebo ; Étude pilote ouverte dans le TAG.

Conclusion pour l’anxiété :

  • Les preuves sont trop faibles et trop précoces pour soutenir la rhodiola comme traitement des troubles anxieux.
  • Les options établies – telles que la psychoéducation, la thérapie cognitivo‑comportementale ou d’autres thérapies psychologiques, et les médicaments lorsque cela est approprié – doivent être privilégiées.
  • Si elle est envisagée, la rhodiola doit être perçue comme un adjuvant à court terme pour le stress, et non comme une solution autonome pour une anxiété cliniquement significative.
🔍 En résumé

Pour l’anxiété, les preuves sont préliminaires et de faible qualité. Les thérapies éprouvées doivent être privilégiées ; la rhodiola, si elle est utilisée, est à considérer plutôt comme un soutien de courte durée face au stress que comme un traitement de l’anxiété.

Mécanismes possibles – et pourquoi ils ne constituent pas une preuve

Les chercheurs ont proposé plusieurs mécanismes par lesquels la rhodiola pourrait influencer le stress et l’humeur :

  • Modulation du système de stress : Effets potentiels sur l’axe HHS (système central de réponse au stress de l’organisme).
  • Chaperons de stress cellulaires : Augmentation de l’expression de protéines telles que Hsp70, qui aident les cellules à répondre au stress.
  • Voies de signalisation : Effets sur des voies comme JNK/FOXO dans des modèles expérimentaux.

Ces mécanismes ont été décrits principalement dans des études précliniques (sur cellules et animaux). Leur pertinence pour des effets concrets sur l’humeur chez l’être humain reste incertaine. Vues d’ensemble mécanistiques.

Dans des expériences in vitro, certains composants de la rhodiola (par exemple le rosiridine) semblent inhiber la monoamine oxydase (MAO‑A et MAO‑B), une enzyme impliquée dans la dégradation de neurotransmetteurs liés à l’humeur. Toutefois :

  • On ignore si les doses humaines usuelles produisent des effets similaires.
  • Une inhibition de la MAO observée in vitro ne prouve pas que la rhodiola agit comme antidépresseur chez l’être humain.

Inhibition de la MAO in vitro.

🔍 En résumé

La rhodiola présente plusieurs mécanismes biologiques plausibles en laboratoire, mais ceux‑ci ne se traduisent pas automatiquement par des bénéfices nets sur l’humeur chez l’être humain.

Sécurité, effets indésirables et interactions

Selon l’EMA, la rhodiola est globalement bien tolérée lorsqu’elle est utilisée conformément aux recommandations chez l’adulte.

Effets indésirables possibles :

  • Maux de tête
  • Gêne gastro‑intestinale (par exemple nausées, troubles digestifs)
  • Réactions cutanées

La rhodiola est destinée uniquement aux adultes. En raison de données limitées, elle est non recommandée pendant la grossesse et l’allaitement.

La monographie de l’EMA souligne qu’« aucune interaction cliniquement pertinente n’a été observée » à ce jour – mais précise également que les données humaines solides restent limitées. Monographie EMA

Interaction potentielle avec les antidépresseurs

Un cas clinique décrit des symptômes sérotoninergiques chez une personne prenant de la paroxétine (un ISRS) en association avec la rhodiola. Un cas isolé ne prouve pas un lien de cause à effet, mais il suggère la nécessité d’une prudence accrue lors de la combinaison de rhodiola avec des médicaments sérotoninergiques (par exemple ISRS, IRSN). Toute telle association doit être discutée avec un médecin généraliste, un psychiatre ou un pharmacien. Cas clinique paroxétine + rhodiola.

Règles de l’UE sur les allégations de santé

Les allégations de santé à visée marketing sont strictement encadrées dans l’UE. En 2012, l’EFSA n’a pas approuvé une allégation selon laquelle un extrait spécifique de rhodiola aiderait à réduire la « fatigue mentale ». Ce cadre réglementaire vise à protéger les consommateurs contre un marketing trop optimiste et à maintenir des attentes réalistes. Avis de l’EFSA.

🔍 En résumé

La rhodiola semble globalement bien tolérée, mais la prudence est de mise en cas d’association avec des antidépresseurs. Les règles de l’UE limitent les allégations exagérées, ce qui contribue à garder des attentes mesurées.

Utilisation responsable : si vous envisagez d’essayer la rhodiola

Pour des adultes soucieux de leur santé, notamment entre 30 et 60 ans et intéressés par le bien‑être à long terme, la tentation peut exister d’essayer chaque nouveau complément. Avec la rhodiola, une approche mesurée et limitée dans le temps est pertinente.

  • Profils pour lesquels elle peut convenir : Adultes présentant une fatigue liée au stress et recherchant un soutien à court terme, dans le cadre d’une stratégie plus large de mode de vie et de santé mentale. Elle n’est pas destinée à l’auto‑prise en charge d’un trouble anxieux ou d’un épisode dépressif.
  • Posologie et moment de prise : Sur la base des recommandations de l’EMA, une approche prudente consiste à commencer par le bas de la fourchette :
    • Environ 144 à 200 mg le matin
    • Éventuellement une seconde prise à l’heure du déjeuner
    • Les prises tardives en soirée sont souvent évitées afin de limiter un éventuel impact sur le sommeil
    Posologie selon l’EMA.
  • Période d’essai et auto‑suivi :
    • Tenez un journal de 14 jours portant sur l’énergie, le sommeil, le stress perçu et l’humeur.
    • En l’absence de net bénéfice perçu au bout de deux semaines, il est raisonnable d’arrêter.
    • Si les symptômes persistent au‑delà de deux semaines, s’aggravent ou perturbent le travail, les relations ou la vie quotidienne, demandez un avis médical.
    Page EMA sur la rhodiola.
  • Quand demander une aide médicale urgente :
    • Symptômes dépressifs marqués (par exemple score PHQ‑9 ≥ 10)
    • Idées d’automutilation ou de suicide
    • Détresse intense, crises de panique ou nette altération du fonctionnement
    • Toute inquiétude concernant un trouble anxieux ou un épisode dépressif majeur
🔍 En résumé

Si vous essayez la rhodiola, gardez une dose modérée, évaluez les effets sur environ deux semaines et arrêtez en l’absence de bénéfice clair. Pour des symptômes persistants ou sévères, parlez‑en à un professionnel de santé.

Qualité des produits, durabilité et choix éclairé

Pour les lecteurs de l’UE, la qualité des produits et la réglementation sont particulièrement importantes, car la rhodiola est disponible à la fois comme médicament traditionnel à base de plantes enregistré et comme complément alimentaire non encadré vendu en ligne.

Privilégiez les médicaments traditionnels à base de plantes autorisés par rapport aux compléments génériques. Ceux‑ci doivent offrir :

  • Une standardisation à des teneurs définies en rosavines et salidroside
  • Une notice d’information pour le patient claire
  • Un numéro d’autorisation ou d’enregistrement visible, conforme aux règles nationales

La monographie de l’EMA peut servir de référence pour les paramètres de qualité. Informations EMA sur les préparations autorisées.

Pourquoi cela compte :

Des analyses indépendantes montrent que les compléments de rhodiola non enregistrés, achetés en ligne ou en vente libre, peuvent varier considérablement. Dans une enquête européenne :

  • De nombreux produits en accès libre étaient sous‑dosés ou adultérés (par exemple remplacés par d’autres espèces de Rhodiola).
  • Les médicaments enregistrés présentaient une bien meilleure constance.

Étude Phytomedicine sur l’authenticité, Résumé UCL.

Durabilité et CITES

Depuis 2023, les espèces de Rhodiola sont inscrites à l’Annexe II de la CITES, qui réglemente le commerce international afin de protéger les populations sauvages (avec certaines exemptions pour certains produits finis).

Lors du choix d’un produit, il est raisonnable de :

  • Demander des informations sur un approvisionnement conforme à la CITES
  • Rechercher des marques qui documentent une récolte et une chaîne d’approvisionnement durables

Documents CITES sur la rhodiola ; Résumé des décisions CITES (COP19).

Liste de vérification lors de l’achat pour les consommateurs de l’UE :

  • Médicament traditionnel à base de plantes autorisé (et pas seulement un complément basique)
  • Standardisation en rosavines et salidroside, avec numéro de lot et détails de teneur
  • Origine transparente et mention claire de la conformité CITES
  • Fournisseur réputé avec :
    • Une notice destinée au patient
    • Des coordonnées facilement accessibles
    • Des preuves de contrôle qualité et d’analyses
🔍 En résumé

Choisissez des produits de rhodiola enregistrés et standardisés, provenant de fournisseurs fiables, et vérifiez la conformité CITES afin de limiter les risques liés à la qualité et à la durabilité.

La place possible de la rhodiola dans une stratégie de longévité et de bien‑être psychique

Pour des adultes axés sur la santé à long terme et un vieillissement en bonne santé, les leviers les plus puissants pour l’humeur et la résilience restent :

  • Une routine de sommeil–réveil régulière (heures de coucher et de lever constantes)
  • Une activité physique régulière (endurance et renforcement musculaire)
  • Une exposition suffisante à la lumière du jour, en particulier le matin
  • Une alimentation riche en nutriments, à base d’aliments peu transformés
  • Un accompagnement psychologique fondé sur les preuves et, lorsque nécessaire, des traitements pour l’anxiété et la dépression

Dans ce cadre plus large, la rhodiola peut, pour certaines personnes, être envisagée comme un adjuvant à court terme pour la fatigue liée au stress – mais pas comme un pilier de la santé mentale ou d’une stratégie de longévité.

Les données mitigées, incluant des essais négatifs sur la fatigue, soulignent la nécessité d’une approche prudente, fondée sur l’essai et la réévaluation, plutôt que sur un usage prolongé et non questionné. ECR négatif sur la fatigue ; Revue systématique.

🔍 En résumé

Donnez la priorité aux fondamentaux : sommeil, mouvement, exposition à la lumière, alimentation et thérapies appropriées. Au mieux, la rhodiola peut compléter ces bases comme soutien de courte durée face au stress – pas comme outil principal pour l’humeur ou la longévité.

Remarque : Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis, un diagnostic ou un traitement médical.

Si vous ressentez une baisse de moral persistante, de l’anxiété ou des changements dans votre fonctionnement, parlez‑en à votre médecin. Votre pharmacien peut également vous conseiller sur les médicaments à base de plantes autorisés et les éventuelles interactions. Si vous décidez d’essayer la rhodiola, tenez un journal de 14 jours sur votre énergie, votre sommeil, votre niveau de stress et votre humeur, analysez‑le honnêtement – et arrêtez si vous ne constatez pas de bénéfice clair.

Articles connexes

Foire aux questions

La rhodiole est-elle un antidépresseur ?

Non. Dans l’UE, la rhodiole est autorisée en tant que médicament traditionnel à base de plantes pour la fatigue liée au stress – et non comme antidépresseur ou anxiolytique. Les données disponibles concernant l’humeur sont préliminaires et mitigées.

En combien de temps percevrai-je un effet ?

Certaines personnes rapportent des changements en quelques jours. Réévaluez après 1 à 2 semaines à l’aide d’un journal de symptômes ; interrompez la prise en l’absence de bénéfice.

Quel dosage est raisonnable ?

Utilisez les médicaments autorisés comme référence : 144–400 mg/jour en 1 à 2 prises uniques (le matin, éventuellement à midi). Il est préférable d’éviter la prise le soir.

Puis-je associer la rhodiole avec des ISRS/IRSN ?

Uniquement après avoir consulté votre médecin. Les données sur les interactions sont limitées et un cas de symptômes sérotoninergiques possibles a été rapporté avec l’association paroxétine + rhodiole.

Existe-t-il des preuves d’effets négatifs sur la fatigue ?

Oui. Dans un essai clinique randomisé mené chez des étudiants en soins infirmiers, le placebo a donné de meilleurs résultats que la rhodiole sur la fatigue après 42 jours – un signal important indiquant que toutes les études ne sont pas positives.

À quoi dois-je faire attention lors de l’achat ?

Médicament traditionnel à base de plantes autorisé, standardisation (rosavines/salidroside), notice en allemand destinée aux patients, origine transparente et conformité à la CITES.

Comment nous avons rédigé cet article :

Références

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