Les meilleures sources naturelles de quercétine : pommes, oignons, câpres et thé vert

Leila WehrhahnMis à jour :

L’essentiel en un clin d’œil :

La quercétine se trouve notamment dans les pommes avec leur peau, les oignons, les câpres et le thé vert. Elle est généralement décrite comme ayant des propriétés antioxydantes, pourrait contribuer à moduler les processus inflammatoires et est évoquée en lien avec la fonction vasculaire. Des études menées chez l’être humain ont mis en évidence des effets sur certains marqueurs tels que la tension artérielle, les lipides sanguins et la CRP, même si une influence sur la longévité n’a pas été démontrée. Les glucosides d’oignon semblent être bien absorbés. La peau de pomme contribue à l’apport en quercétine. Les câpres en fournissent des quantités relativement élevées sous forme de rutine. Pour le thé, les principaux bénéfices sont généralement attribués aux catéchines plutôt qu’à la quercétine. La présence de graisses dans un repas peut améliorer son absorption. L’utilisation de l’eau de cuisson dans la préparation du plat aide à conserver la quercétine. L’ajout de citron peut contribuer à stabiliser certains composés.

La quercétine est un composé végétal présent dans de nombreux aliments du quotidien – en particulier les pommes, les oignons, les câpres et le thé vert. Elle appartient à un groupe de polyphénols appelés flavonols et possède des propriétés antioxydantes et anti‑inflammatoires. Les chercheurs s’intéressent particulièrement à la façon dont les aliments riches en quercétine peuvent soutenir la santé cardiovasculaire et métabolique sur le long terme.

Les études menées chez l’être humain suggèrent pour l’instant que la quercétine peut influencer modestement certains marqueurs comme la tension artérielle, les lipides sanguins et la CRP (un marqueur de l’inflammation). Il existe des données préliminaires sur des effets dits « sénolytiques » (élimination de cellules endommagées liées au vieillissement), mais elles impliquent généralement des doses très élevées de quercétine, proches de celles d’un médicament, souvent combinées à des substances comme le dasatinib. Cela est très différent de ce que l’on obtient via l’alimentation et ne doit pas être confondu avec une approche nutritionnelle.

Pour plus d’idées sélectionnées, consultez notre collection longévité.

Pour aller plus loin : méta‑analyse sur les effets de la quercétine sur la tension artérielle ; données lipides/CRP ; étude pilote sur dasatinib + quercétine (sénolytique).

🔍 Pour résumer

La quercétine issue des aliments semble soutenir favorablement les marqueurs vasculaires et inflammatoires, en particulier lorsqu’elle s’intègre dans une alimentation globalement saine. En ce qui concerne la longévité et la durée de vie, les preuves sont encore émergentes et il n’existe pas de grands essais humains à long terme montrant des effets directs. Les protocoles sénolytiques à fortes doses, proches d’un médicament, ne sont pas comparables à un apport alimentaire.

Quercétine 101 – formes, absorption et ce qui apparaît réellement dans le sang

  • Ce que c’est : La quercétine est un flavonol. Dans les aliments, elle se présente généralement sous forme de glycosides (par exemple glucosides de quercétine, rutine) plutôt que sous forme de quercétine libre.
  • Pourquoi la biodisponibilité est importante : Tous les aliments contenant de la quercétine ne sont pas absorbés de la même manière. La forme chimique et la matrice alimentaire influencent la quantité qui atteint réellement votre circulation sanguine.
  • Biodisponibilité – points pratiques
    • Oignons : La quercétine des oignons (principalement des glucosides) est relativement bien absorbée chez l’être humain. Étude en iléostomie humaine, comparaison d’aliments.
    • Pommes : La majeure partie de la quercétine se trouve dans la peau. La peau est bien plus riche que la chair, avec une absorption globale modérée. Peau ≫ chair.
    • Câpres : Densité en quercétine très élevée, souvent sous forme de rutine (quercétine‑rutinoside). La rutine est moins efficacement absorbée que les glucosides de quercétine, mais les câpres restent une source alimentaire extrêmement concentrée. Analyse HPLC de câpres commerciales.
    • Thé vert : Contient de petites quantités de quercétine mais est surtout apprécié pour ses catéchines comme l’EGCG. Celles‑ci disposent de leurs propres données en faveur de la santé cardiovasculaire et métabolique. Avis de l’EFSA sur les catéchines.
  • Moyens simples d’améliorer l’absorption de la quercétine
    • Ajouter un peu de graisse : Une source de lipides (par exemple noix, huile d’olive, yaourt) consommée avec des aliments riches en quercétine peut en augmenter l’absorption. Étude croisée chez l’être humain.
    • Chaleur et cuisson : La quercétine elle‑même est relativement stable à la chaleur. Un long bouillage la transfère surtout dans l’eau de cuisson, donc utiliser le bouillon ou le jus de braisage permet d’en conserver une plus grande partie. Étude sur la cuisson de l’oignon, Bioaccessibilité après cuisson.
    • Citron dans le thé : Ajouter du citron ou d’autres agrumes riches en vitamine C dans le thé peut aider à stabiliser les catéchines. Les protéines du lait peuvent interagir avec les polyphénols du thé ; si vous souhaitez les optimiser, prenez quelques tasses sans lait. Synthèse Purdue, étude sur l’infusion.
🔍 Pour résumer

Les oignons apportent des glucosides de quercétine bien absorbés, tandis que la peau de la pomme est particulièrement riche en quercétine. Un peu de graisse alimentaire améliore l’absorption, et la cuisson est acceptable à condition d’utiliser également le liquide de cuisson. Le citron dans le thé soutient la stabilité des polyphénols du thé.

Les quatre meilleures sources naturelles de quercétine – et comment les utiliser

1) Pommes (avec la peau) : une source pratique de quercétine au quotidien

  • Choix au magasin : Sélectionnez des pommes fraîches, fermes et bien colorées. Le bio peut être intéressant si vous mangez systématiquement la peau, mais un lavage soigneux des pommes non bio reste une option raisonnable.
  • Pour maximiser la quercétine : Évitez d’éplucher ; rincez brièvement sous l’eau courante ; coupez ou croquez juste avant de manger pour limiter l’oxydation.
  • Cuisson : Les pommes crues conservent le plus de polyphénols, mais la cuisson au four ou une rapide sauté sont de bons compromis. Une cuisson très prolongée réduit une partie de la teneur, surtout si vous jetez le liquide.
  • Idées de service :
    • Salade pomme‑noix (pomme 150 g, noix 20 g) avec une vinaigrette citron‑moutarde et huile d’olive (environ 10 ml d’huile, 10 ml de jus de citron).
    • Flocons d’avoine préparés la veille (50 g de flocons, 120 ml de lait ou boisson végétale) avec 100 g de pomme en dés et de la cannelle.
    • Une pomme entière en collation l’après‑midi avec 100 g de fromage blanc maigre ou 1 c. à soupe de purée d’oléagineux.
  • Apport réaliste : 1 pomme de taille moyenne par jour est une habitude pratique pour la plupart des adultes.
  • Vue d’ensemble de la teneur : Les pommes entières contiennent généralement environ 2–4 mg de quercétine par 100 g, mais la peau concentre des niveaux bien plus élevés que la chair. Pour des données détaillées par variété et type de transformation, voir par exemple la base de données USDA sur les flavonoïdes 3.3.

Pour en savoir plus sur la peau : analyse d’anciennes et nouvelles variétés de pommes (peau ≫ chair).

2) Oignons (surtout rouges ; utiliser les couches externes)

  • Choix au magasin : Sélectionnez des oignons rouges ou jaunes avec des bulbes fermes et des peaux sèches et intactes. Les oignons rouges contiennent souvent plus de flavonols que les blancs.
  • Préparation : Dégustez les oignons crus, sautés ou rôtis. Si vous les faites bouillir longtemps, essayez d’utiliser le bouillon afin de ne pas perdre trop de quercétine dans l’eau.
  • Conseil pratique : Après les avoir coupés, laissez les oignons reposer 5–10 minutes pendant que vous préparez les autres ingrédients. Cela concerne surtout d’autres composés soufrés plutôt que la quercétine, mais c’est une habitude de cuisine facile à adopter.
  • Idées de service :
    • Salade d’oignon rouge avec vinaigre de cidre, persil frais et huile d’olive.
    • Oignons sautés sur du pain complet avec du fromage de chèvre.
    • Soupe de lentilles aux oignons – en veillant à consommer le bouillon.
  • Apport réaliste : Intégrer des oignons dans 1–2 repas par jour (environ 30–60 g par repas) peut augmenter de manière notable l’apport en quercétine au fil du temps.
  • Vue d’ensemble de la teneur : Les oignons fournissent environ 35–120 mg de quercétine par 100 g. Les oignons rouges sont en général plus riches que les jaunes, eux‑mêmes plus riches que les blancs. Les couches externes en contiennent davantage que les internes. Références clés : revue J. Agric. Food Chem., tableau des polyphénols, revue sur l’oignon (2021).

Pertes à la cuisson : Lors du bouillage, environ 30–75 % des glycosides de quercétine peuvent passer dans l’eau de cuisson. La friture, la cuisson à la poêle et au four ont tendance à préserver davantage de quercétine dans l’aliment. J Food Sci, Foods (MDPI).

3) Câpres : petites portions, source de quercétine très concentrée

  • Choix au magasin : Les câpres en bocal dans une saumure sont les plus courantes en supermarché. Recherchez la mention « nonpareilles » (bourgeons plus petits) pour une texture plus délicate.
  • Préparation : Rincez brièvement à l’eau pour réduire le sodium et ajoutez en fin de cuisson afin de préserver leur saveur et leurs polyphénols.
  • Idées de service :
    • Piccata citron‑câpres avec poulet ou tofu.
    • Parsemer sur des légumes rôtis ou mélanger dans une salade de pommes de terre.
    • Salade thon‑câpres‑haricots (haricots blancs 150 g, thon 100 g, câpres 5–10 g, citron, huile d’olive).
  • Apport réaliste : 1–2 cuillères à café (5–10 g) par portion suffisent en général pour le goût et apportent une quantité significative de quercétine.
  • Vue d’ensemble de la teneur : Les câpres comptent parmi les aliments les plus riches en quercétine. Les produits commerciaux contiennent en moyenne environ 5,2 mg de glycosides flavonoïdiques par gramme (environ 3,9 mg d’équivalents quercétine/g), ce qui signifie que 10 g de câpres peuvent fournir environ 40 mg d’équivalents quercétine, selon la variété et la transformation. European Food Research & Technology.
  • Forme et biodisponibilité : La forme dominante dans les câpres est souvent la rutine. Son absorption est inférieure à celle des glucosides de quercétine, mais la teneur très élevée en flavonoïdes fait tout de même des câpres un aliment précieux et riche en quercétine. Des données récentes suggèrent une bonne bioaccessibilité, même après transformation. Étude de bioaccessibilité 2023.
  • Note sur le sodium : Les câpres en saumure sont salées. En cas d’hypertension ou de problèmes rénaux, rincez bien et utilisez‑les avec parcimonie comme accent aromatique plutôt que comme ingrédient principal.

4) Thé vert : quercétine modérée, catéchines précieuses

  • Choix au magasin : Optez pour un thé vert en vrac de bonne qualité (par exemple sencha ou gyokuro) ou des sachets fiables. Conservez‑le dans un récipient hermétique, au sec et à l’abri de la lumière.
  • Infusion pour maximiser les polyphénols : Pour le sencha, une eau à 70–80 °C pendant 2–3 minutes fonctionne bien. Les études observent souvent un rendement élevé en catéchines autour de 85 °C pendant 3 minutes. Une infusion à froid de 12 heures au réfrigérateur est une option plus douce pour l’été. Conditions d’infusion & catéchines, effets temps‑température.
  • Avec citron : Ajouter du citron ou d’autres agrumes aide à stabiliser les catéchines et peut améliorer leur disponibilité. Synthèse Purdue.
  • Absorption du fer : Les polyphénols du thé vert peuvent réduire l’absorption du fer non héminique issu des repas végétaux. Si vous êtes sujet(te) à un faible taux de fer ou à une anémie, il peut être judicieux de laisser un intervalle de 1–2 heures entre un repas riche en fer et le thé vert. Étude chez l’être humain, intervalle d’1 heure.
🔍 Pour résumer

Les pommes avec la peau, des oignons dans un ou deux repas par jour, 1–2 cuillères à café de câpres et 1–2 tasses de thé vert peuvent augmenter sensiblement l’apport alimentaire en quercétine. Avec le thé vert au citron, vous tirez aussi parti des bienfaits des catéchines, un autre groupe important de polyphénols.

Quelle quantité de quercétine issue de l’alimentation est « suffisante » au quotidien ?

La teneur en quercétine varie selon la variété, la saison, le stockage et le mode de cuisson ; il est donc plus réaliste de raisonner en termes de profil alimentaire plutôt que de compter des milligrammes précis. Une combinaison pratique, en approche « alimentation d’abord », pour de nombreux adultes pourrait être :

  • 1 pomme de taille moyenne (avec la peau)
  • Des oignons totalisant environ 60–100 g par jour (par exemple répartis sur deux repas)
  • Des câpres 1–2 cuillères à café (5–10 g)
  • 1–2 tasses (200–400 ml) de thé vert

Résultat indicatif : Ce mélange fournit généralement de l’ordre de 40–90 mg d’équivalents quercétine par jour, parfois davantage, selon les aliments exacts et leur préparation. Principales sources de données : base de données USDA sur les flavonoïdes 3.3, tableaux des polyphénols, analyse des câpres.

Comment maximiser la quercétine dans la cuisine de tous les jours

Conseils d’achat pour des aliments riches en quercétine

  • Pommes : Choisissez des fruits fermes et bien colorés. Variez les variétés au fil de l’année.
  • Oignons : Optez pour des oignons lourds, à la peau sèche. Utilisez des oignons rouges lorsque c’est possible, car ils ont tendance à contenir plus de polyphénols.
  • Câpres : Vérifiez la composition de la saumure et comparez les tailles. Les bourgeons plus petits sont souvent plus délicats.
  • Thé vert : Achetez auprès de fournisseurs réputés. Si possible, choisissez des thés indiquant la saison de récolte ou l’origine.

Conservation pour préserver les polyphénols

  • Pommes : Conservez au frais dans le bac à légumes du réfrigérateur, à l’écart des produits très sensibles à l’éthylène.
  • Oignons : Stockez dans un endroit frais, sombre et bien ventilé, séparément des pommes de terre.
  • Câpres : Réfrigérez après ouverture et utilisez dans les délais recommandés.
  • Thé vert : Conservez dans un contenant hermétique, à l’abri de la lumière, de l’humidité et des fortes odeurs.

Méthodes de cuisson qui protègent la quercétine

  • Conservez la peau des pommes autant que possible. Préférez la cuisson au four ou une courte cuisson à la poêle plutôt qu’une cuisson très longue si vous souhaitez préserver davantage de polyphénols.
  • Utilisez les couches externes des oignons et intégrez les jus de cuisson ou de déglaçage dans vos plats.
  • Rincez les câpres pour réduire le sel, puis ajoutez‑les en fin de cuisson.
  • Faites infuser le thé vert à la bonne température et pensez à ajouter du citron pour la stabilité des polyphénols.

« Habitude quercétine » sur 7 jours – idées simples à faire tourner

Options pour le petit‑déjeuner

  • Flocons d’avoine préparés la veille (50 g de flocons, 120 ml de lait ou boisson végétale) avec 100–150 g de pomme, 20 g de noix et de la cannelle.
  • Bol de fromage blanc (200 g de fromage blanc maigre ou yaourt égoutté) avec 100 g de tranches de pomme et 15 g de graines de courge.

Idées pour le déjeuner

  • Salade de betteraves et lentilles (150 g de lentilles cuites) avec 40 g d’oignons rouges et 5–10 g de câpres.
  • Deux tranches (~100 g) de pain complet avec 40 g de fromage de chèvre aux herbes, 40 g d’oignons sautés et des tranches de tomate.

Suggestions pour le dîner

  • Piccata de tofu ou de poulet (120–150 g de protéine) avec 5–10 g de câpres et du citron, accompagnée de légumes rôtis incluant environ 80 g d’oignons.
  • Salade pommes de terre‑haricots (200 g de pommes de terre, 120 g de haricots verts) avec 40 g d’oignons rouges et 5 g de câpres.

En‑cas et boissons

  • Une pomme entière (150–180 g) comme routine de milieu d’après‑midi.
  • Thé vert le matin et/ou l’après‑midi, avec une tranche de citron si vous appréciez.

Cas particuliers et alternatives

  • Régime pauvre en FODMAP ou sensibilité aux oignons : De nombreuses personnes tolèrent mieux de petites quantités de tiges vertes d’oignons nouveaux ou de ciboulette que des oignons entiers. Les oignons bien cuits peuvent aussi être plus faciles à digérer que crus. Selon votre tolérance, vous pouvez vous appuyer davantage sur les pommes et les câpres pour la quercétine.
  • Si vous n’aimez pas le thé vert : Essayez une version douce en infusion à froid, ou concentrez‑vous simplement sur les trois autres aliments riches en quercétine et sur la qualité globale de votre alimentation.
  • Saisonnalité : En dehors de la pleine saison des pommes, recherchez des variétés locales conservées ou des importations fiables. Les mélanges d’oignons surgelés peuvent être pratiques et contribuent toujours à l’apport en quercétine.
  • Autres aliments contenant de la quercétine : Le sarrasin (riche en rutine), le chou kale et diverses baies apportent également des flavonols et d’autres polyphénols, mais cet article se concentre sur les quatre options les plus simples et les plus impactantes.

Sécurité, interactions et personnes devant être prudentes

  • Quantités alimentaires usuelles : Les aliments riches en quercétine comme les pommes, les oignons, les câpres et le thé vert sont généralement considérés comme des éléments acceptables d’une alimentation équilibrée pour la plupart des personnes.
  • Sodium des câpres : Les câpres peuvent contenir une quantité importante de sel provenant de la saumure. En cas d’hypertension, de maladie cardiovasculaire ou de problèmes rénaux, rincez soigneusement et utilisez des quantités modérées. Discutez avec votre médecin ou votre diététicien(ne) de votre apport global en sodium.
  • Sécurité du thé vert : Le thé vert infusé, consommé en quantités habituelles, est largement utilisé dans le monde. Toutefois, des apports très élevés d’EGCG isolé sous forme de compléments ont été associés à une élévation des enzymes hépatiques dans certains rapports. Avis de l’EFSA.
  • Compléments de quercétine : Les formes en gélules ou comprimés fournissent des doses bien supérieures aux apports alimentaires habituels. La quercétine peut influencer certaines enzymes et transporteurs impliqués dans le métabolisme des médicaments (tels que le CYP3A4 et la P‑gp) et peut interagir avec certains traitements prescrits, notamment certains statines, inhibiteurs calciques, anticoagulants/antiagrégants, immunosuppresseurs et antibiotiques macrolides. Demandez toujours l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant de commencer des compléments de quercétine, surtout si vous prenez un traitement régulier. En savoir plus sur l’utilisation à long terme et la sécurité de la quercétine. Données sur l’inhibition/modulation : J. Agric. Food Chem., quercétine & CYP3A4/P‑gp.
  • Grossesse et allaitement : Pendant la grossesse et l’allaitement, il est généralement conseillé de privilégier la quercétine issue de l’alimentation et d’éviter les compléments à fortes doses, sauf recommandation spécifique d’un professionnel de santé connaissant votre situation.
🔍 Pour résumer

Pour la plupart des personnes, la quercétine issue de l’alimentation constitue une stratégie sûre, centrée sur les aliments. En cas de grossesse, d’allaitement ou de prise régulière de médicaments, n’envisagez des compléments de quercétine qu’après avis médical. Le thé vert infusé et les extraits de thé vert fortement dosés n’ont pas le même profil de risque.

Ce qui est bien étayé – et ce qui reste incertain

  • Mieux établi : Les régimes riches en flavonols (incluant les aliments contenant de la quercétine) sont régulièrement associés à des profils cardiovasculaires et inflammatoires plus favorables dans les études d’observation comme dans les études d’intervention. Méta‑analyse JAHA, vue d’ensemble des ECR.
  • Prometteur mais précoce : Les effets sénolytiques (aide à l’élimination des cellules dites « sénescentes ») sont principalement montrés sur des modèles cellulaires et animaux ou dans de petites études pilotes chez l’être humain utilisant des combinaisons comme dasatinib plus quercétine à forte dose. Étude pilote EBioMedicine.
  • Point clé : Il est judicieux de se concentrer sur des habitudes alimentaires à long terme incluant des aliments riches en quercétine, au sein d’un mode de vie globalement sain. Cela ne doit pas être confondu avec l’utilisation de doses pharmacologiques dans des protocoles expérimentaux.

« À essayer dès aujourd’hui » – liste simple pour augmenter votre apport en quercétine

  • À acheter : Environ 6 pommes, 4 oignons rouges, 1 bocal de câpres et 100 g de sencha ou un autre thé vert de bonne qualité.
  • À préparer : Coupez des oignons à l’avance pour un ou deux jours (conservez au réfrigérateur), rincez une portion de câpres et gardez‑les prêtes à l’emploi, et stockez le thé dans un récipient sec et hermétique.
  • À transformer en habitudes :
    • Une pomme vers 15 h la plupart des jours.
    • Des oignons inclus au déjeuner et/ou au dîner.
    • Thé vert en milieu de matinée (par exemple vers 10 h 30) et/ou en milieu d’après‑midi.
    • Des câpres comme rehausseur de saveur à la place d’un ajout de sel supplémentaire.

Conclusion : Pour des adultes soucieux de leur santé, intégrer régulièrement des aliments riches en quercétine comme les pommes avec la peau, les oignons, les câpres et le thé vert est une manière simple, centrée sur l’alimentation, de soutenir la santé cardiovasculaire et inflammatoire au fil du temps. Ces habitudes se combinent idéalement avec une alimentation équilibrée, de l’activité physique, un sommeil de qualité et un suivi médical régulier, plutôt que d’être envisagées comme une « astuce longévité » isolée.

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Références

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