Pourquoi prendre de la vitamine D3 avec du K2 ?

Leila WehrhahnMis à jour :

La vitamine D3 et la vitamine K2 agissent de manière complémentaire dans le métabolisme du calcium : la D3 favorise son absorption au niveau intestinal, et les protéines dépendantes de la vitamine K contribuent à fixer le calcium dans les os et les dents. Cet article explique pour qui cette combinaison peut présenter un intérêt, comment l’aborder au quotidien en termes de prise et de dosage, et quels aspects de sécurité doivent être pris en compte.

En bref : la vitamine D3

La vitamine D3 (cholécalciférol) est une vitamine liposoluble. L’organisme en synthétise la majeure partie au niveau de la peau sous l’effet des rayons UV‑B ; seules de petites quantités proviennent généralement de l’alimentation (par exemple poissons gras, œufs, certains champignons). Sur le plan fonctionnel, la vitamine D soutient l’absorption intestinale du calcium et du phosphate et est associée à la santé osseuse, à la fonction musculaire et à certains processus immunitaires. Le marqueur de laboratoire utilisé est la 25‑hydroxyvitamine D (25‑OH‑D). Une concentration en 25‑OH‑D ≥ 50 nmol/l est souvent considérée comme adéquate pour la santé osseuse. Les groupes à risque de valeurs plus basses comprennent les personnes peu exposées au soleil, les personnes âgées, les personnes à peau foncée et les individus présentant certaines pathologies chroniques.

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La vitamine D3 est principalement formée grâce à la lumière du soleil et soutient l’absorption du calcium. Un taux sanguin d’au moins 50 nmol/l de 25‑OH‑D est souvent jugé suffisant pour les os.

Vitamine K : K1 vs K2

La vitamine K regroupe la phylloquinone (K1), présente dans les légumes verts, et les ménaquinones (K2, par exemple MK‑4, MK‑7), apportées par les aliments d’origine animale et fermentés. La vitamine K permet l’activation de plusieurs protéines par carboxylation, notamment l’ostéocalcine (dans l’os) et la matrice Gla‑protéine (MGP, dans la paroi vasculaire). Pour l’apport général, l’EFSA propose une valeur d’apport adéquat (AI) de 70 µg/jour pour les adultes ; la DGE fournit des estimations spécifiques selon l’âge et le sexe (par exemple 60–80 µg/jour). Aucun apport maximal tolérable (UL) n’a été établi pour la vitamine K, car la toxicité semble faible aux doses habituelles.

Vitamine K1 Vitamine K2 (MK‑7)
Principales sources Légumes verts à feuilles (par ex. épinards, choux) Aliments fermentés (par ex. natto), fromages ; également compléments alimentaires
Rôle Coagulation sanguine, contribue à l’activation de l’ostéocalcine/MGP Active l’ostéocalcine/MGP ; demi‑vie plus longue que K1/MK‑4
Demi‑vie/biodisponibilité Plus courte (en heures) Plus longue (parfois > 48 h), permet une prise une fois par jour
Remarques L’interaction avec les antivitamines K de type coumarine est pertinente L’interaction avec les antivitamines K de type coumarine est pertinente ; souvent utilisée dans les produits combinant D3

Les indications relatives à la demi‑vie et à la biodisponibilité sont fondées sur des études chez l’être humain ; le MK‑7 présente une persistance plus longue dans le sérum que le MK‑4/K1.

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La K1 se trouve principalement dans les légumes verts ; la K2 (surtout MK‑7) reste plus longtemps dans le sang et active des protéines importantes pour les os et les vaisseaux sanguins.

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Pourquoi la combinaison peut être intéressante

Les mécanismes se complètent : la vitamine D3 favorise l’absorption du calcium au niveau intestinal et le maintien de concentrations normales de calcium et de phosphate dans le sang. Les protéines dépendantes de la vitamine K, comme l’ostéocalcine (dans l’os) et la MGP (dans la paroi des vaisseaux), sont activées par la vitamine K et peuvent alors fixer le calcium dans les os et les dents, et influencer les dépôts dans la paroi vasculaire. Sur le plan clinique, les données concernant la santé osseuse sont relativement solides pour la vitamine D et, dans une certaine mesure, pour la vitamine K ; pour les paramètres cardiovasculaires, les résultats sont hétérogènes. La combinaison D3+K2 est donc considérée comme plausible, en particulier pour les os ; pour les vaisseaux sanguins, les données reposent surtout sur des biomarqueurs et des paramètres de substitution (comme la dp‑ucMGP) et des résultats d’études mixtes. (NIH ODS : Vitamine D – fiche scientifique, Revue sur les protéines dépendantes de la vitamine K (PMC5471136), Revue systématique sur la vitamine K et les os (PubMed 31076817))

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La D3 aide à faire entrer le calcium « dans l’organisme », la K2 aide à le rendre utilisable pour les os. Pour les vaisseaux sanguins, les données restent à ce jour non concluantes.

Prise et dosage

Exemple pratique : Travail de bureau, peu d’exposition au soleil en hiver – objectif ≥ 50 nmol/l de 25‑OH‑D. Une approche possible consiste à commencer par 20 µg de D3/jour associés à 60–100 µg de K2 (MK‑7) au cours d’un repas. Après 8–12 semaines, un dosage sanguin de 25‑OH‑D peut faciliter l’ajustement de la dose. (DGE : Valeurs de référence vitamine D, EFSA : Vitamine D – valeurs de référence (EFSA Journal 4547))

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Prenez la combinaison D3+K2 avec un repas. À titre indicatif, 20 µg de D3/jour en cas de faible exposition au soleil et 60–100 µg de K2/jour sont souvent utilisés – les détails varient d’une personne à l’autre.

Sécurité et interactions

  • Anticoagulants de type coumarine (par ex. warfarine/phénprocoumone) : L’utilisation de préparations de vitamine K ne devrait se faire qu’après avis médical ; une modification brusque de l’apport en vitamine K peut influencer la coagulation. (NIH ODS : Vitamine K – fiche scientifique)
  • Autres interactions : L’orlistat et les résines chélatrices des acides biliaires peuvent réduire l’absorption des vitamines liposolubles ; les antibiotiques peuvent diminuer la production de vitamine K dans l’intestin. (NIH ODS : Vitamine K – fiche scientifique)
  • Groupes particuliers : Maladie rénale, maladies granulomateuses (par ex. sarcoïdose), hyperparathyroïdie, grossesse/allaitement – la posologie doit être clarifiée avec un médecin.
  • Hypercalcémie en cas d’apport excessif de D3 : Les symptômes possibles comprennent nausées, vomissements, perte d’appétit, confusion, troubles du rythme cardiaque et calculs rénaux. Il est recommandé de respecter les valeurs de référence et les apports maximaux. (NIH ODS : Vitamine D – fiche scientifique, BfR : Mise en garde concernant les compléments fortement dosés en vitamine D (2023))
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Respectez les apports maximaux pour la D3 et vérifiez les éventuelles interactions avant de prendre de la K2 – en particulier si vous utilisez des médicaments anticoagulants.

Questions fréquentes

Conclusion

La combinaison vitamine D3 et K2 peut être une option pratique pour de nombreuses personnes : la D3 soutient l’absorption du calcium, la K2 active des protéines qui orientent ce calcium. À titre général, 20 µg de D3/jour en cas d’exposition limitée au soleil et un apport modéré en K2 (par ex. 60–100 µg de MK‑7/jour) sont souvent utilisés – à adapter individuellement et en tenant compte des interactions possibles. En cas de pathologies préexistantes ou de prise de médicaments, discutez de l’utilisation et du dosage avec un professionnel de santé. (DGE : Valeurs de référence vitamine D, EFSA : Vitamine K – valeurs de référence (EFSA Journal 4780), NIH ODS : Vitamine K – fiche scientifique)

Quellenliste

  1. DGE – valeurs de référence vitamine D (valeur estimée 20 µg/jour en l’absence de synthèse endogène ; fonctions, groupes à risque). Détermination 2012. (DGE : Valeurs de référence vitamine D)
  2. DGE – valeurs de référence vitamine K (valeurs estimées selon l’âge/le sexe). (DGE : Valeurs de référence vitamine K)
  3. EFSA – Dietary Reference Values for vitamin D (valeur cible 25‑OH‑D ≥ 50 nmol/l). (EFSA : Vitamine D – valeurs de référence (EFSA Journal 4547))
  4. EFSA – Tolerable Upper Intake Level for vitamin D (2012) et mise à jour (2023). (EFSA : Apport maximal tolérable pour la vitamine D (2012) (EFSA Journal 2813))
  5. EFSA – Dietary Reference Values for vitamin K (AI 70 µg/jour pour l’adulte). (EFSA : Vitamine K – valeurs de référence (EFSA Journal 4780))
  6. RKI – FAQ sur la vitamine D : évaluation de la 25‑OH‑D et statut d’apport en Allemagne. Mise à jour au 18.03.2025. (RKI : FAQ vitamine D – évaluation de la 25‑OH‑D)
  7. NIH ODS – Vitamine D : fonctions, absorption (avec graisses), symptômes de toxicité. (NIH ODS : Vitamine D – fiche scientifique)
  8. NIH ODS – Vitamine K : interactions (warfarine/phénprocoumone, orlistat/résines chélatrices des acides biliaires, antibiotiques), absence d’UL. (NIH ODS : Vitamine K – fiche scientifique)
  9. MK‑7 vs MK‑4 – biodisponibilité/demi‑vie (étude chez l’humain). (Étude sur la biodisponibilité du MK‑7 (Nutrition Journal), Revue sur la vitamine K2 (MK‑7) (PMC3502319))
  10. Protéines dépendantes de la vitamine K : ostéocalcine/MGP – mécanismes et données disponibles. (Revue sur les protéines dépendantes de la vitamine K (PMC5471136))
  11. Revues systématiques : vitamine K et fractures/densité minérale osseuse ; MGP et calcification vasculaire. (Revue systématique sur la vitamine K et les os (PubMed 31076817), Revue sur la matrice Gla‑protéine et les vaisseaux (PMC5946200))
  12. BfR – Informations sur la vitamine D fortement dosée et les risques à long terme, recommandations pratiques. (BfR : Mise en garde concernant les compléments fortement dosés en vitamine D (2023), BfR : FAQ sur la vitamine D)

Avis important : Cet article ne remplace pas un avis médical. Faites toujours vérifier la posologie et la prise – en particulier si vous suivez un traitement médicamenteux, si vous êtes enceinte/allaitante ou si vous présentez des pathologies préexistantes – par un professionnel de santé. Les compléments alimentaires ont pour but de compléter l’alimentation, et non de traiter ou de guérir des maladies.