Pourquoi le sélénium est-il important à partir de 50 ans ?
Leila WehrhahnMis à jour :Les choses les plus importantes en bref
Le sélénium est un oligo-élément clé après 50 ans : il soutient l’immunité, protège du stress oxydatif et participe au bon fonctionnement de la thyroïde et du métabolisme. Il peut contribuer à réduire les risques de maladies cardiovasculaires, de certains cancers (dont la prostate) et de déclin cognitif. Les besoins diffèrent légèrement entre hommes (prostate) et femmes (équilibre hormonal, thyroïde). On le trouve surtout dans les noix du Brésil, le poisson, les œufs, la viande et les céréales complètes. En cas d’apport insuffisant, des compléments adaptés peuvent être envisagés.
Le sélénium est un oligo-élément essentiel qui joue un rôle important dans la santé générale. Surtout pour les personnes de plus de 50 ans, un apport suffisant en sélénium est crucial, car il est associé à de nombreux effets bénéfiques sur l’organisme. Le sélénium participe notamment au fonctionnement normal du système immunitaire, contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif et intervient dans le bon fonctionnement de la thyroïde (1).
Bénéfices pour la santé du sélénium à partir de 50 ans
Le sélénium possède de puissantes propriétés antioxydantes, principalement via son rôle dans certaines enzymes comme la glutathion peroxydase. Celles‑ci aident à protéger le corps contre les radicaux libres, des molécules instables qui peuvent endommager les cellules (1). Cet effet antioxydant est particulièrement intéressant après 50 ans, période durant laquelle le stress oxydatif tend à augmenter.
Des travaux scientifiques suggèrent qu’un bon statut en sélénium pourrait contribuer à limiter les dommages cellulaires et être associé à un risque moindre de développer certaines maladies chroniques liées à l’âge, comme les pathologies cardiovasculaires ou métaboliques (2). Le sélénium est également impliqué dans le maintien d’un système immunitaire fonctionnel, notamment en soutenant l’activité des cellules immunitaires et la production d’anticorps.
Le sélénium agit comme antioxydant et soutient les défenses immunitaires, des fonctions particulièrement pertinentes après 50 ans.
Le sélénium joue aussi un rôle essentiel dans le fonctionnement de la thyroïde. Il contribue à la conversion de la thyroxine (T4) en triiodothyronine (T3), la forme active de l’hormone thyroïdienne, influençant ainsi le métabolisme énergétique, la température corporelle et la vitalité générale (3). Des études observent qu’un statut adéquat en sélénium est associé à un fonctionnement thyroïdien normal et à un meilleur équilibre métabolique, notamment chez les adultes plus âgés (3).
Le sélénium et les problèmes de santé liés à l'âge
Avec l'âge, le risque de maladies cardio‑vasculaires augmente. Le sélénium suscite un intérêt croissant pour son rôle potentiel dans la santé du cœur. En tant que cofacteur d’enzymes antioxydantes, il contribue à réduire le stress oxydatif et peut aider à limiter certains processus inflammatoires impliqués dans l’athérosclérose (2). Plusieurs études d’observation ont suggéré qu’un apport suffisant en sélénium est associé à un risque plus faible de certains événements cardiovasculaires, même si les chercheurs soulignent que d’autres facteurs de mode de vie jouent également un rôle déterminant (2).
La fonction cognitive est un autre domaine d’intérêt. Le cerveau est particulièrement sensible au stress oxydatif. Des travaux scientifiques ont mis en évidence une association entre un statut en sélénium satisfaisant et le maintien de certaines fonctions cognitives chez les personnes âgées, notamment la mémoire et la concentration (4). Les chercheurs explorent encore comment les propriétés antioxydantes du sélénium pourraient contribuer à la protection des cellules cérébrales.
Des apports suffisants en sélénium sont associés, dans plusieurs études, à une meilleure santé cardiovasculaire et à la préservation de certaines fonctions cognitives chez les seniors.
Un autre aspect fréquemment étudié concerne le cancer. Le sélénium participe au bon fonctionnement du système immunitaire et à la protection cellulaire, ce qui a conduit les scientifiques à s’intéresser à son rôle potentiel dans la carcinogenèse. Plusieurs études épidémiologiques suggèrent qu’un statut adéquat en sélénium pourrait être associé à un risque plus faible de certains cancers, dont le cancer de la prostate, même si les résultats restent parfois contrastés et ne permettent pas de conclure à un effet préventif direct (5). Les chercheurs recommandent généralement de viser un apport suffisant, mais sans excès, principalement via l’alimentation, et éventuellement par complémentation lorsque cela est justifié.
Les besoins spécifiques au sexe plus de 50 ans
Les hommes bénéficient particulièrement du sélénium, car ce nutriment est l’un des constituants du liquide séminal et intervient dans la spermatogenèse. Des recherches ont également exploré le lien entre sélénium et santé de la prostate, certaines études observant une association entre un apport suffisant et un meilleur profil de santé prostatique (5). Il est toutefois important de souligner que le sélénium ne doit pas être considéré comme un traitement, mais plutôt comme un élément d’une hygiène de vie globale adaptée après 50 ans.
Pour les femmes, le sélénium est important pour soutenir l’équilibre hormonal via son action sur la thyroïde. Après la ménopause, l’activité thyroïdienne et le métabolisme peuvent se modifier, et plusieurs travaux se sont intéressés au rôle des micronutriments, dont le sélénium, dans le maintien du confort au quotidien (3). Les deux sexes bénéficient des avantages généraux associés à un apport adéquat en sélénium, comme la contribution au fonctionnement normal du système immunitaire et la protection des cellules contre le stress oxydatif.
Chez les hommes comme chez les femmes de plus de 50 ans, le sélénium est étudié pour son rôle dans la fonction reproductive, la thyroïde et le bien‑être général.
Les sources naturelles de sélénium
Le sélénium se trouve dans différents aliments qui peuvent être facilement intégrés dans une alimentation équilibrée. Les noix du Brésil sont particulièrement riches en sélénium et une seule noix peut parfois couvrir, voire dépasser, les besoins quotidiens recommandés (1). Il est donc conseillé d’en consommer avec modération. Le poisson (thon, sardine, maquereau), les fruits de mer, les œufs, la viande, les abats et les céréales complètes sont également de bonnes sources de sélénium.
La teneur en sélénium des aliments d’origine végétale dépend largement de la richesse des sols de culture. Dans certaines régions, les sols sont pauvres en sélénium, ce qui peut se refléter dans l’alimentation. Varier les sources alimentaires et inclure régulièrement des aliments d’origine animale (si le régime le permet) ou des produits céréaliers complets peut aider à couvrir les besoins quotidiens.

